Cartes blanches

Position : Pas d’avions de chasse mais des transports publics efficients

« La restriction des moyens impose des choix. Le gouvernement s’efforcera de mener une politique cohérente » (Charles Michel)

AH OUI, VRAIMENT?

La SNCB est pourtant contrainte d’économiser 3 milliards d’euros au total entre 2015 et 2019.

Le budget de la SNCB ne lui permet aujourd’hui plus de fonctionner correctement : manque criant de personnel, diminution du contrôle et de l’entretien des infrastructures et du matériel, détérioration des conditions de travail, etc.  Cette austérité appliquée au budget essentiel de la SNCB va à contre-courant des exigences économiques, sanitaires et écologiques qu’implique la saturation du réseau routier dans notre pays et les multiples crises qui entourent la consommation d’énergie fossile. 

Tous les services publics subissent des coupes budgétaires répétées et aucune politique de relance n’est proposée : les transports publics, la lutte contre la pauvreté, la justice, la sécurité sociale, la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique ou encore la solidarité internationale et l’aide au développement. Pour tous ces budgets, nous dit le gouvernement, il n’y a plus d’argent…

Par contre :

  • En septembre 2014, le gouvernement s’engage lors d’un sommet de l’OTAN à augmenter son budget militaire à 2% du PIB belge (nous sommes à 0,9% actuellement).
  • Un an plus tard, le gouvernement annonce que le budget de la Défense correspondra à 1,34% du PIB en 2030. A ce moment-là, le budget annuel de la Défense sera de 6,5 milliards d’euros. Plus du double de ce qui est budgété actuellement.
  • Parallèlement, le gouvernement annonçait un plan total d’investissement dans la défense de 9,2 milliards d’euros
  • En 2016, l’année où le gouvernement a concrétisé une ponction d’1,4 milliard d’euros dans la sécurité sociale, notre pays annonçait sa volonté de signer un contrat pour l’achat de 2 frégates et de 6 chasseurs de mine. Coût : 2 milliards d’euros.
  • Cet été 2018, le gouvernement entend signer le contrat pour l’achat de 34 avions chasseurs-bombardiers pour un coût de 3,6 milliards. Si l’on rajoute les frais de maintenance et de formation, le coût total de ce contrat sera de minimum 15 milliards d’euros…

Contre les besoins criants de la population, contre les services de base et le fonctionnement sain de notre démocratie, le gouvernement fixe manifestement une priorité : l’armée et la militarisation.

Envoyons des messages à notre gouvernement : ces choix politiques ne sont pas nos priorités ! Les populations et la planète ont d’autres besoins urgents et de plus en plus criants.